Le mot du prêtre: vivre la semaine sainte en communion spirituelle

Le mot du prêtre: vivre la semaine sainte en communion spirituelle

POUR CE DIMANCHE DE PÂQUES 

C’est dans le livre de la Parole et celui de nos vies que Dieu veut annoncer sa résurrection. Les textes de la veille au soir nous révèlent la pédagogie de Dieu dans l’histoire du salut et dans notre propre histoire sainte.

Textes à méditer : reprendre et méditer sur les lectures de la Vigile pascale (de la nuit de Pâques). Comme le dit saint Jean Damascène (8ème siècle): «C’est le jour de la Résurrection! en cette fête, rayonnons de joie… pardonnons tout à cause de la Résurrection du Christ et chantons d’une seule voix: «Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort, il a vaincu la mort; à ceux qui sont dans les tombeaux, il a donné la Vie».

Des gestes : S’échanger un salut pascal, «Christ est ressuscité, Christ est vraiment ressuscité»; placer un bouquet à la fenêtre, visible de l’extérieur. Même seul, mettre de beaux habits et faire un repas festif. Et n’oubliez pas la chasse aux œufs…

Pistes : C’est une femme qui se rend la première au tombeau. Par la suite et sur son témoignage, Pierre et Jean ne trouveront que le linceul et le linge qui avait été déposé sur le visage du cadavre. Jésus a quitté les vieux vêtements de la mort. C’est à Pierre et Jean que Marie-Madeleine annonce la bonne nouvelle et ce n’est pas un hasard: Pierre est celui qui a trahi Jésus, Jean est le disciple fidèle jusqu’au pied de la croix. C’est Jean qui arrive le premier au tombeau, mais par déférence il laisse passer Pierre devant lui: signe concret de la place reconnue à Pierre parmi les disciples. Et pourtant c’est Jean qui est le plus empressé dans la foi: non seulement il est arrivé le premier pour reconnaître la Résurrection de Jésus, mais il est celui qui «voit et qui croit» tandis que Pierre s’est contenté de «regarder» sans voir. L’Evangile précise que «Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas vu». Ce verbe «voir» devient soudain très important. 

Du coup la foi dans la Résurrection de Jésus ne passe pas par des preuves. Pierre a beau avoir devant lui les preuves du tombeau vide, du linceul et du linge laissés là, il «regarde» mais ne voit pas. On n’entre pas dans la Résurrection de Jésus par des arguments ou une démonstration, Jean, lui, voit et il croit. Sa foi n’est plus dans sa tête ou dans ses idées, elle est dans sa vie. Croire Jésus ressuscité, c’est devenir capable de le voir dans cette visite qui vient, ce visage que je croise, ce regard d’enfant ou d’ainé, les images sur les écrans, ce jour nouveau en train de naître.

Voir et croire, deux verbes qui n’en font plus qu’un pour chanter ALLELUIA !

TRES SAINTES FETES DE PAQUES
de la part de toute l’équipe pastorale de notre UP Champel-Eaux-vives.

Thierry Fouet

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